Un projet de loi vient d’être déposé en Norvège.  S’il est accepté, aucun véhicule neuf propulsé uniquement à l’essence ne serait accepté au pays et ce à partir de 2015.  Comme il s’agit d’un gouvernement minoritaire (tient tien, ça existe ailleurs aussi), le projet a peu de chance d’être adopté.  Mais quand une idée est lancée en l’air, quelqu’un fini toujours par la rattraper.

Vous voulez un exemple de ça ?  Un jour, un illuminé a suggéré que les étudiants de l’université de Sherbrooke aient accès au transport en commun gratuitement.  Beaucoup de gens ont avalé de travers la première fois où ils ont entendu ça.  Quelques années plus tard, on vient d’apprendre que le centre ville emboîtait le pas et qu’on remplaçait l’asphalte par du gazon et des arbres sur le campus universitaire.  Donc une idée qui semble farfelu au départ peut devenir tout un projet de société, qui remet de l’argent dans les poches de la population tout en contribuant grandement à l’amélioration de l’environnement.

Revenons au projet de loi Norvégien.  L’idée est plus qu’excellente et elle tombe à point, car les grands constructeurs automobiles sont en restructuration et doivent absolument revoir le catalogue des produits qu’ils offrent.  Imaginez que vous êtes PDG de GM ou de Ford et que vous constatez que 10 pays adoptent un projet de loi semblable.  Si ceci ne vous convainc pas de fabriquer des véhicules qui avancent avec autre chose que de l’essence, vous êtes mûrs pour la camisole de force.

Pendant que les Norvégiens cogitent sur un projet de loi à la sauce des années 2000, notre bon gouvernement conservateur a aboli le crédit aux véhicules moins énergivores, car cela contribuait à augmenter les ventes de véhicules japonais, ce qui tuait le marché de voitures nord américaines.  Monsieur Harper, avez-vous pensé un instant à mettre de la pression sur les fabricants en question afin qu’ils se mettent à l’heure de l’environnement et de l’économie ?

Les fabricants y vont avec le principe de la demande.  Aux États-Unis, par exemple, beaucoup d’américain ne peuvent se résoudre à acheter autre chose que des V10 hyper polluant.  La maison Blanche devrait songer sérieusement à instaurer une loi comme celle suggérée par les Norvégiens.  Ils ont beau jeu, eux qui sont pratiquement propriétaire des gros constructeurs.

Il ne faut pas oublier que si les constructeurs se mettent à construire ce type de véhicule à grande échelle, les coûts vont chuter, ce qui est excellent pour le consommateur.  Ça avance, ça avance, ne nous décourageons pas.