Archive for the 'Environnement' Category

Budget provincial 2009 – 2010

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Le volet environnement contient encore une fois trop peu de vision

Lorsque nos dirigeants mettent leur imagination de côté au profit de la facilité, je change de couleur, passant du vert au rouge tomate.  Malheureusement, c’est un phénomène physiologique qui se produit chez moi à chaque budget gouvernemental et ce depuis trop d’années.  Mais, fidèle à mes habitudes, j’ai décidé d’être constructif en vous lisant un passage qui aurait due faire partie du discours de Monique Jérôme-Forget.  Voici donc :

« Dès demain, nous permettront à tous les québécois et québécoises qui en feront la demande d’avoir accès à des mesures éco-énergétiques, grâce à des prêts sans intérêt dont les versements mensuels correspondront à l’économie d’électricité estimé par les experts d’Hydro-Québec.  Malgré un climat rigoureux 6 mois par année, les résidences du Québec seront les moins énergivores au pays et ce grâce à la géothermie, à l’énergie éolienne, à l’énergie solaire et à l’isolation des résidences selon les normes novo climat.  L’électricité économisée sera soit revendue au double de son prix en Ontario et aux États-Unis, ou bien elle servira à recharger les véhicules électriques, tels les trains, voitures et camionnettes qui seront développé par la nouvelle division transport d’Hydro-Québec. »

« Ces mesure nous permettront également de préserver les quelques rivières du nord qui n’ont pas encore été saccagé par les barrages hydro-électrique.  De plus, nous avons décidé de ne pas donner aux québécois une illusion de création d’emplois durables en envoyant des milliers de travailleurs dans le nord avec des primes d’éloignement astronomiques, pour ensuite leur enlever le pain de la bouche une fois que le ciment des barrages sera sec.  Pour une fois, notre gouvernement a fait preuve d’une réelle vision en encourageant le développement d’industries reliées aux énergies d’avenirs mentionnés précédemment (éolienne, géothermie, solaire, chauffage par les biogaz des sites d’enfouissement).  Nous sommes conscients que plusieurs pays d’Europe ont une longueur d’avance sur nous en ce qui concerne la majorité de ces technologies vertes.  C’est pourquoi nous inciteront les meilleures entreprises européenne à venir implanter des usines ici au Québec en partenariat avec nos entrepreneurs industriels, avant qu’ils ne soient courtisés par les autres provinces.  Nous cessons donc d’étudier des projets et nous passons enfin à l’action, comme l’ont fait il y a plusieurs années les dirigeants de la Norvège, du Danemark, de l’Allemagne et de la Finlande, pour ne nommer que ceux là.  Les entreprises étrangères qui ne voyaient pas le Québec comme un marché assez intéressant pour venir s’implanter chez nous, auront maintenant l’eau à la bouche face à la possibilité d’ajouter leur mode de chauffage à nos édifices gouvernementaux et nos millions de résidences.  Bien entendu, seuls les produits fabriqués ou assemblés au Québec seront éligibles aux prêts sans intérêts. »

Plutôt que tout ça, le gouvernement du Québec injecte 698 millions de dollars dans le prolongement et la réfection de routes à Baie Comeau et Fermont, dans le but de développer le Plan Nord.

Il y aurait plus à dire sur le budget, mais le week-end arrive et je ne veux surtout pas vous donner mal à la tête.  Passez un bon week-end et vivez d’espoir jusqu’à l’an prochain pour un volet environnement vraiment avant-gardiste dans un budget gouvernemental.

La clé pour devenir réellement une ville verte ?

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De la vision, du leadership et du gros bon sens

Je n’en croyais pas mes yeux lorsque j’ai lu, dans l’édition du journal La Tribune du 7 mars dernier, un article titré : LES ESTRIENS PEUVENT RECYCLER LES SACS EPI. Je dois dire qu’encore une fois, le journaliste David Bombardier a fait du bon boulot en fouillant un dossier qui, je m’en suis rendu compte au cours de la dernière semaine, intéresse une très grande partie de la population.

La surprise m’est surtout venue de Jean-François Rouleau, président de la Régie de tri et de récupération de la région sherbrookoise, nous dit, en parlant des sacs biodégradables EPI : « On continue de les prendre et on a des marchés pour les revendre ». Un peu plus loin dans l’article, il est précisé que le centre de tri de la région sherbrookoise a recommencé à vendre ses ballots de plastique à un « prix plancher ». Justement monsieur Rouleau, vous ne faites pas le lien entre la qualité du plastique que vous offrez aux acheteurs et le fait que vous soyez contraint de vendre votre marchandise à un prix ridiculement bas ? Vous voyez, je suis le premier à encourager les gens à faire subir une cure d’amaigrissement à leur contenant à déchets, en mettant les matières aux bons endroits, soit dans le bac de matières recyclables ou dans le bac brun dont le contenu abouti dans un centre de compostage. Mais je crois qu’il est plus que temps que les citoyens desservis par le centre de tri de Sherbrooke soient mieux informé quant à la deuxième vie de leurs matières recyclables. En guise de récompense envers tous ces gens qui font grimper chaque année le taux de récupération de la région, la régie de tri devrait s’engager à informer l’ensemble de la population de ce que ça donne pour vrai, de récupérer.

  • Qui est ce fameux acheteur qui donne une deuxième vie aux sacs biodégradables dont la compagnie Gaudreau Environnement de Victoriaville, un leader dans le domaine, ne veut même pas ?
  • Combien de kilomètres parcourent les ballots de sacs avant d’être transformé ?
  • Quel est le pourcentage de nos sacs qui ont réellement droit à une deuxième vie VS ceux qui finissent par retourner à l’enfouissement ?

La vérité, gens de l’Estrie, c’est que la régie de tri et de récupération de la région sherbrookoise ne veut surtout pas avoir à chercher les réponses à toutes ces questions. On charge des remorques avec des ballots de plastique et on la regarde disparaître à l’horizon en priant le ciel pour qu’elle revienne vide afin qu’on puisse procéder au plus vite à un autre chargement. Est-ce le signe d’une ville verte? Pas certain du tout. Regardons ce qui se passe à Victoriaville. Là-bas, la compagnie Gaudreau Environnement transforme elle-même le plastique avant de le revendre. Donc lorsque cette entreprise demande à ses citoyens d’envoyer les sacs de type EPI à l’enfouissement, c’est qu’elle sait pertinemment bien qu’une fois recyclé, ce produit n’est pas en mesure d’offrir aux consommateurs un produit de qualité.

Pour devenir réellement une ville verte, il faut faire preuve de vision, donc voir plus loin que le bout de la route sur laquelle disparaît la remorque de ballot de plastique de mauvaise qualité. Si les produits faits de plastique recyclé ne sont pas de bonne qualité parce que contaminé par du biodégradable EPI, le marché de revente du plastique va s’enfoncer d’avantage. Si tel est le cas, les centres de tri vont continuer à en arracher et devront hausser leurs prix pour s’en sortir. Il n’y aura donc aucun argument économique pour encourager les citoyens, autant résidentiels que corporatifs, à recycler. Vous voyez, c’est ça avoir de la vision (ou ne pas en avoir, c’est selon).

Pour devenir réellement une ville verte, il faut également faire preuve de leadership. Dans le dossier qui nous concerne, un leader aurait déjà pris le téléphone et contacté l’Union des Municipalités, la ministre Beauchamp et le distributeur de ces sacs à la deuxième vie incertaine afin de régler ce problème. Le leadership, c’est plus que de se faire photographier avec des dirigeants de marché d’alimentation qui abolissent les sacs de plastique. Un vrai leader est présent du début à la fin d’un problème, pas seulement lors des conférences de presse annonçant la solution trouvée par d’autres intervenants.

Et finalement, pour devenir réellement une ville verte, le gros bon sens doit primer. Le gros bon sens, c’est de chercher à éliminer le plus de causes possibles qui font qu’on reçoive un prix plancher pour nos ballots de plastique. Et à ceux qui diront que la situation est la même partout, je réponds : « Une ville réellement verte essaie de faire mieux que tout le monde. Ni pire, ni égal ». Quand allons-nous étudier la possibilité de transformer nous-mêmes le plastique que nous trions ?

Imitons les allemands et créons de la richesse avec les énergies renouvelables

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Si vous êtes de ceux qui ne croient pas tellement à cette notion voulant qu’environnement et développement économique puissent cohabiter dans la même phrase (après tout, le parti conservateur a quand même récolté quelques votes au Québec), je vous invite à lire l’article du journal les Affaires intitulé : Comment l’Allemagne est devenue un leader en énergie renouvelable, dans l’édition de cette semaine. Pour ceux qui manquent de temps, n’ayez crainte, je vous résume ce que l’équipe du Journal Les Affaires est allée constater directement en Allemagne.

Pour devenir des chefs de file dans le secteur des énergies renouvelables, l’Allemagne a instaurée en 1991, LE TARIF DE SOUTIEN. Les producteurs ont la chance de vendre leur énergie propre pour un prix supérieur à celui du marché. La facture est refilée aux consommateurs, qui acceptent de se procurer de l’énergie à un prix plus élevé afin de contribuer à un meilleur environnement. Vous voyez, c’est nous citoyens, qui décideront dans quel environnement nous voulons vivre. Mais ne croyez pas qu’il n’y a pas retour sur investissement. D’abord, qui dit énergie verte dit moins de pollution atmosphérique. Donc, diminution des coûts de santé. Ensuite, l’industrie des énergies renouvelables donne du travail à 250 000 personnes en Allemagne. Et cette industrie n’est pas ralentie par la récession, bien au contraire. Et vous en voulez une bonne ? L’Allemagne est un pays peu venteux. Je trouve que ça ajoute au mérite de ce pays visionnaire.

Éoliennes région du Harz dans l'est de l'Allemagne

Éoliennes région du Harz dans l'est de l'Allemagne

Même si des éoliennes peuplent les routes d’Allemagne (sans que personne ne s’en plaigne, car elles font parti du paysage), le tarif de soutien est également valide pour des énergies vertes telles le solaire, l’hydraulique, la géothermie, la biomasse et le gaz des mines. Le plus gros fabricant de panneaux solaires du monde, Solon (50% du marché mondial), est allemand.

En Allemagne, un producteur d’énergie éolienne touche 15,2 sous du kilowattheure. Au Québec, ce tarif est de 10 sous. Après avoir perdu 40% de nos REER, je me demande vraiment s’il n’aurait pas été payant de cotiser un peu moins à nos « régime d’épargne regret » et payer notre énergie à un tarif un peu plus élevé. En bout de ligne, notre santé ne s’en porterait que mieux, tout comme le nombre d’emplois durables (et payant) générés par l’industrie de l’énergie renouvelable.

Bon week-end !