Si vous êtes de ceux qui ne croient pas tellement à cette notion voulant qu’environnement et développement économique puissent cohabiter dans la même phrase (après tout, le parti conservateur a quand même récolté quelques votes au Québec), je vous invite à lire l’article du journal les Affaires intitulé : Comment l’Allemagne est devenue un leader en énergie renouvelable, dans l’édition de cette semaine. Pour ceux qui manquent de temps, n’ayez crainte, je vous résume ce que l’équipe du Journal Les Affaires est allée constater directement en Allemagne.

Pour devenir des chefs de file dans le secteur des énergies renouvelables, l’Allemagne a instaurée en 1991, LE TARIF DE SOUTIEN. Les producteurs ont la chance de vendre leur énergie propre pour un prix supérieur à celui du marché. La facture est refilée aux consommateurs, qui acceptent de se procurer de l’énergie à un prix plus élevé afin de contribuer à un meilleur environnement. Vous voyez, c’est nous citoyens, qui décideront dans quel environnement nous voulons vivre. Mais ne croyez pas qu’il n’y a pas retour sur investissement. D’abord, qui dit énergie verte dit moins de pollution atmosphérique. Donc, diminution des coûts de santé. Ensuite, l’industrie des énergies renouvelables donne du travail à 250 000 personnes en Allemagne. Et cette industrie n’est pas ralentie par la récession, bien au contraire. Et vous en voulez une bonne ? L’Allemagne est un pays peu venteux. Je trouve que ça ajoute au mérite de ce pays visionnaire.

Éoliennes région du Harz dans l'est de l'Allemagne

Éoliennes région du Harz dans l'est de l'Allemagne

Même si des éoliennes peuplent les routes d’Allemagne (sans que personne ne s’en plaigne, car elles font parti du paysage), le tarif de soutien est également valide pour des énergies vertes telles le solaire, l’hydraulique, la géothermie, la biomasse et le gaz des mines. Le plus gros fabricant de panneaux solaires du monde, Solon (50% du marché mondial), est allemand.

En Allemagne, un producteur d’énergie éolienne touche 15,2 sous du kilowattheure. Au Québec, ce tarif est de 10 sous. Après avoir perdu 40% de nos REER, je me demande vraiment s’il n’aurait pas été payant de cotiser un peu moins à nos « régime d’épargne regret » et payer notre énergie à un tarif un peu plus élevé. En bout de ligne, notre santé ne s’en porterait que mieux, tout comme le nombre d’emplois durables (et payant) générés par l’industrie de l’énergie renouvelable.

Bon week-end !