D’abord merci au collègue Jacques Lavoie de CHLT 107,7 pour m’avoir refilé cette histoire à saveur environnementale, mais qui m’a inspiré d’une toute autre façon.  Voici donc de quoi il s’agit.

Il y a quelques semaines, un contracteur qui n’a pas été identifié, décharge en douce une montagne de néons usagés dans un petit sous-bois de Sainte-Eulalie, petit village de 870 habitants près de Victoriaville.  En faisant ça, l’individu en question venait de s’exempter de payer un montant de 2 000,00 à 4 000,00 $ pour disposer correctement des néons.  C’est sans compter les régulateurs de tension (ballast) qui coûtent entre 6 $ et 7$ chacun à recycler (les anciens modèles contiennent des BPC.  Bref, il y a un imbécile dans le coin de Sainte-Eulalie qui s’est probablement informé du coût de disposition des néons et qui, devant la perspective de débourser un montant élevé, a plutôt repérer un petit coin dans la nature.

Le problème, c’est qu’il y a toujours quelqu’un qui doit payer pour ce genre de méfait.  Et dans le présent cas, c’est à la propriétaire du terrain que revenait la facture, même si elle n’avait absolument rien à voir dans tout ça.  Rappelons- nous de ces propriétaires qui ont due un jour faire enlever des montagnes de pneus qu’ils n’avaient pas mis sur leur terrain.

C’est ici toutefois qu’entre en jeux notre personne inspirante de la semaine.  Norm Kinlough lisait son journal la semaine dernière quand il a pris connaissance de l’histoire de cette pauvre dame qui allait devoir payer une facture assez salée.  Il s’est senti immédiatement concerné, lui qui possède une jeune entreprise spécialisée dans le traitement des fluorescents et des fameux ballasts.  Voyant l’injustice, monsieur Kinlough a décidé de fournir ses services tout à fait gratuitement à la dame.  Il s’est rendu sur place et a eu toute une surprise.  Ses sources lui avaient parlé de 2 000 néons.  Il y en avait 4 000, dont 500 de cassé.  Mais peu importe, il l’a fait.

C’est évident que ce geste va contribuer grandement à populariser Action Éco Environnement.  Mais, au risque d’être très naïf, je ne crois pas qu’au départ, Norm Kinlough a posé ce geste pour se rendre populaire.  Il faut savoir que son entreprise fonctionne plutôt même si elle a été démarré il y a moins d’un an.  Déjà, elle compte Dubo Électrique de Montréal comme client et les 22 écoles d’une commission scolaire.  Mais ce n’est pas facile pour autant.  Des entreprises du type d’Action Éco, j’en ai connu quelques unes et elles ont presque toutes fermées tellement c’est un travail de moine difficile à rentabiliser.  J’aurais très bien pu comprendre cet homme d’affaire de ne pas vouloir se mêler du dossier et ce même si on lui avait demandé de donner un coup de main.  Mais il n’a pas eu besoin qu’on le contacte, car il s’est lui-même offert.  Les personnes les plus généreuses ne sont pas nécessairement les plus riches.  Je souhaite à Norme Kinlough de grandes réussites avec son entreprise, Action Éco Environnement.

Pour votre information, les fluorescents sont traités dans un système sous vide de façon à récupérer les vapeurs de mercure.  Les filtres sont mis dans des barils étanches, puis envoyé en Alberta pour être détruits.