J’en rêve de façon sporadique, car il faut avouer qu’il n’en est pas question quotidiennement dans l’actualité. Mais ça m’a repris cette semaine en lisant un article de François Cardinal dans La Presse de samedi dernier. Et je veux parler du train comme moyen de transport en commun. Habituellement, je fantasme sur le fameux TGV, qui pourrait nous conduire de Sherbrooke à Montréal en 25-30 minutes (j’exagère à peine). Cette fois, Cardinal nous parle de transport en commun à l’intérieur d’une même ville au moyen de ces trains qui se déplacent au moyen de différents combustibles.

À San Francisco, Vancouver et Pékin, les trolleybus fonctionnent à pile. À Athènes, Boston et Philadelphie, on parle de diesel. Mais ici au Québec, on parlerait évidemment d’électricité. Et ce moyen de transporte comporte plusieurs avantages : pas de bruit, pas de pollution et beaucoup plus durable que les autobus. Et au niveau économique évidemment, c’est intéressant parce qu’on n’engraisse pas les pétrolières de l’étranger.

J’avoue que ce qui m’a beaucoup étonné, ce sont les écarts entre les coûts d’implantation des différents moyens de transport.

Métro : 95 à 140 M $ du km (est-ce que ça inclus les inévitables dépassements de coûts ?)

Tramway : 25 à 40 M $ du km

Trolleybus : 1,5 à 9 M $ du km

Je me suis immédiatement mis à rêver d’un trolleybus partant du fin fond de la King est et se rendant jusqu’à Deauville. Ou pourquoi pas, une ligne du cegep à l’arrondissement St-Élie, par le boulevard de Portland ? Évidemment, il y a un coût très important à ce type d’opération, mais pensons au nombre d’années sur lesquels cet investissement serait amorti. Les autobus encombrent les cimetières de ferraille mais les trolleybus demeurent. Les autobus avalent du pétrole mais les trolleybus carburent à l’électricité. Pour une ville qui possède son propre réseau d’Hydro-électricité, c’est un facteur non négligeable. Et puis avouez que ça a de la gueule un trolleybus. Quel attrait pour les touristes et quelle belle façon de relier nos arrondissements les uns aux autres. Plus que jamais, je sens que je peux continuer à rêver, mais contrairement au TGV, le rêve d’un trolleybus n’est peut-être pas si inaccessible finalement. Pensez-y ce week-end et faites moi part de vos commentaires. Rêvez-vert et rêvez pratico-pratique.