Mélissa Nault, preuve vivante que les dures épreuves annoncent toujours de merveilleux cadeaux de la vie
Des gens inspirantsMélissa Nault, preuve vivante que les dures épreuves
annoncent toujours de merveilleux cadeaux de la vie.
Souvent, je rencontre des gens qui sont aux prises avec différents problèmes et ne voient pas la lumière au bout du tunnel. À ces gens là, je dis presque toujours la même chose : « Tenez bon, parce que même si ça vous semble absolument invraisemblable aujourd’hui, le meilleur est sur le point de se produire pour vous.» Et c’est toujours inspirant lorsque des exemples concrets nous arrivent pour appuyer ce cliché gros comme le bras qui dit : Après la pluie vient le beau temps.
Mélissa Nault est une jeune femme de 25 ans originaire de Bromptonville. Il y a 6 ans, une dure épreuve la frappe lorsque son frère (de qui elle était très proche) est victime d’un accident de voiture. Comme une épreuve n’arrive jamais seule, son père apprendra un an après ce drame qu’il est affligé d’un cancer. Cancer qui le fera souffrir durant un an avant de l’emporter à sont tour.
Cette jeune femme aurait très bien pu s’apitoyer sur son sort. Après tout, quelle aurait été votre réaction si, à 21 ans, vous aviez déjà perdu votre frère et votre père? Mais s’il y a quelque chose sur laquelle on a plein contrôle, c’est sur notre façon de prendre les épreuves. Et Mélissa en a pris son parti en se disant qu’elle allait vivre au jour le jour et à 100 miles à l’heure. Et l’avenir allait lui donner raison.
Il y a deux ou trois ans, elle rencontre l’amour, en la personne d’Éric Dubois. Elle fait ses valises et emménage avec lui à Gatineau, où il travaille comme col bleu. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, le petit Vince, magnifique petit garçon, vient au monde faisant de l’heureux couple des parents.
Mélissa, que les épreuves n’ont pas épargnées il y a quelques années, se permet quand même de rêver. Après le conjoint et le bébé, pourquoi pas une maison? Et mieux encore, pourquoi pas une maison gratuite? Cette infirmière en santé mentale est une fanatique des émissions d’habitation et de rénovation. La maison Rona est évidement l’une de ces émissions. Mais comme elle a appris qu’en raison de la fragilité de la vie, il faut avancer à 100 milles à l’heure, elle passe à l’action et dit à son chum : «Es-tu game qu’on s’essaye ?». Et c’est la bonne façon de voir la vie. Il faut passer à l’action, tendre des perches et y croire.
Le couple Mélissa Nault / Éric Dubois y a tellement cru, qu’après de nombreuses auditions, ils ont été choisi comme participant à l’édition 2009 de La maison Rona. Ne croyez pas que le rêve ne nécessite pas d’efforts, loin de là. Le couple se tape 30 heures de construction, en plus du travail à temps plein et du petit Vince, âgé de 10 mois.
Évidemment, quand lui est venu l’idée de s’inscrire à cette émission, plusieurs pensées négatives lui ont probablement traversées l’esprit :
- Il y a tellement de participants que nous n’avons aucune chance
- C’est beaucoup de travail en plus de nos emplois
- Nous ne pourrons pas consacrer assez de temps au petit Vince
- Il va falloir déménager à Vaudreuil-Dorion, donc se trouver d’autres emplois.
- Et j’en passe…
D’ailleurs, pour quelqu’un qui a subit de nombreuses épreuves, il lui aurait été beaucoup plus facile d’adopter une attitude négative. Mais elle a plutôt choisi l’inverse en passant à l’action et en croyant très fort qu’elle et son conjoint méritent ce qu’il y a de mieux. Retenez bien ce que je vous écris : dans un marathon de construction comme celui là, ceux qui ont appris à surmonter les épreuves vont se démarquer. Et à ce compte là, Mélissa Nault pourrait très bien briser le ruban à la ligne d’arrivée. Bonne chance à l’équipe de bleus !
Pour voir ce magnifique couple dans la mi-vingtaine, n’hésitez pas à aller voir l’article de Marie-Christine Bouchard dans l’édition du 13 avril de La Tribune.