Depuis samedi, ma radio favorite est passée à la fréquence 107,7 FM, mais il ne s’agit pas là du seul changement apporté à la station. En effet, nous avons maintenant une toute nouvelle programmation avec la thématique « Souvenir garantie ». Que des « hits » des années 80 et 90. J’ai vous ai trouvé, à travers ce vent de renouveau, un excellent défi pour la semaine.
Vous vous souvenez, la semaine dernière, je vous ai suggéré d’écrire votre scène idéale où vous deviez détailler la vie que vous voulez avoir. Je sais par expérience que plusieurs d’entre vous avez figé, parce que vous n’êtes pas arrivé spontanément à mettre le doigt sur ce que vous voulez faire ou sur ce que vous voulez possédez ou sur qui vous voulez être.
À ces gens je dis : «pas de panique, c’est normal, l’imagination est un muscle que vous n’aviez peut-être pas fait travailler depuis un bout de temps. Mais persévérez par exemple et ça va revenir ». Une bonne façon pour parvenir à écrire votre scène de vie, c’est de se remémorer des moments où vous vous êtes senti super bien. Et souvent, vous allez trouver là-dedans des éléments pour écrire votre scène de vie. Cette semaine, je vous facilite la tâche en vous imposant une thématique. Donc votre défi consistera à faire un lien entre une chanson des années 80 et 90 et une séquence de votre vie où vous vous êtes senti comme transporté sur un nuage, un moment où vous étiez juste… bien.
Pour ma part, je m’en souviens comme si c’était hier. Je devais avoir 14 ans quand je me suis pointé un soir au Cinéma Belvédère de Sherbrooke avec une gang de mon âge, des chums, des cousins, des cousines. C’était l’époque où, quand on venait de la campagne, on allait au cinéma en gang et que nos parents nous faisaient des « lifts » chacun leur tour. On s’assoit tous et je me retrouve à côté de la petite fille blonde à tache de rousseur que je convoitais depuis longtemps. La fille du propriétaire du magasin général de mon village. Les lumières se ferment et avant le film, on projette un vidéoclip qui allait me faire découvrir un chanteur que je n’allais jamais cesser d’aimer. Le vidéoclip était Double vie de Richard Séguin. Wow, ça commençait bien la soirée et ça donnait surtout un peu plus de temps à ma main qui cherchait celle de cette ravissante petite blonde. Puis, la projection du premier film a débuté (le Cinéma Belvédère projetais deux films au même tarif à l’époque). Le premier film était américain et allait nous faire découvrir un jeune acteur qui allait, à partir de ce moment là, être élevé au rang de méga vedette. Et j’ai nommé Michael J. Fox. Dès les premières notes de la chanson Power of love, tout le monde dans la salle savait qu’il s’agissait d’un film culte. Tous les gars dans la salle se sont mis à rêver de s’accrocher en arrière d’une voiture les deux pieds sur un skateboard. Pour ma part, j’étais aux anges, car ma main s’était frayé un chemin jusqu’à la cuisse de cette petite blonde et qu’elle ne m’avait pas repoussé. Depuis ce temps, je me suis toujours senti dans un état de grâce quand je me retrouve au cinéma et c’est pourquoi je sais, je dirais même plus je sens, que je serai un jour propriétaire d’un cinéma pour donner la chance à des boutonneux de 14 ans de vivre ce genre de moments de pur bonheur. Vous avez certainement des souvenirs impérissables reliés à une chanson des années 80 ou 90. Le voyeur que je suis serait très content de les connaître. Écrivez-moi !