Une industrie polluante qui prend des initiatives vertes
sans débourser un sous de plus
Parlons mine si vous voulez bien. Il s’agit d’une industrie très polluante, tant au niveau de la poussière que du bruit et des résidus que l’exploitation minière laisse à ciel découvert.
Voici que la mine Goldex, située tout près d’une nappe d’eau importante et à proximité des résidences, tient compte du fait qu’elle n’est pas seule au monde. Une mine qui se préoccupe de son entourage? Il semble que oui. La preuve :
1 – Agnico-Eagle, propriétaire de la mine Goldex, a fait construire un dôme recouvrant l’aire d’entreposage du minerai. Ceci à pour effet de réduire la poussière, le bruit et évidemment le contact avec la pluie, qui transporterait les résidus dans les cours d’eau.
2 – Le système de ventilation, qui constitue toujours un irritant pour l’entourage. À la Goldex, il a été construit à 1000 pieds sous terre plutôt qu’en surface. De plus, les ventilateurs s’arrêtent à la fin des quarts de travail histoire d’économiser de l’énergie.
Brillant et très WOW
3 – À 23 kilomètre de la Goldex se trouve une autre mine se nommant Manitou. Exploitée durant 30 ans, les résidus de la mine Manitou sont excessivement sulfureux. L’eau contenue dans le bassin est donc des plus acides. Par contre, les résidus de la Goldex eux, sont alcalins. La compagnie Agnico-Eagle a donc, de concert avec le gouvernement du Québec, procédée à la construction d’un «pipe line» de 23 km qui transporte les résidus de la Goldex sur le site de la Manitou. Ceci aura pour effet de contrôler l’acidité du bassin de l’ancienne mine.
Coût supplémentaire de l’opération pour la compagnie Agnico-Eagle? Pas un sous. La construction d’un parc de résidus sur le territoire de la Goldex aurait coûté 16 millions de dollars. Cela correspond au montant qu’Agnico-Eagle a investi dans la construction du pipe line. Le gouvernement, pour sa part, débourse 38 M $. Je trouve que la part de chacun est douteuse, mais concentrons nous sur le fait qu’il s’agit d’une première mondiale.
Il y a un an, Agnico-Eagle a remporté le prix Desjardins Développement durable pour l’ouest du Québec. Bravo!
Photo du site disponible dans le Journal Les Affaires cette semaine.