Nous entrons de plein pied dans la semaine sainte et pour dire vrai, il me semble que je n’ai pas de mauvais souvenirs de ce temps de l’année.  D’abord parce que durant deux semaines consécutives (pour la plupart), nous n’allons travailler que 4 jours.  Ensuite pour les traditions que cette fête comporte :  le pain partagé de Caritas vendu par les scouts et autres bénévoles, le Jésus de Nazareth de Franco Zeffirelli à Radio-Canada, les réunions familiales autour d’un jambon au sirop d’érable, ce qui n’avait pas été fait depuis Noël (je parle des réunions en famille, pas du jambon), la cabane à sucre pour plusieurs et bien entendu le fameux chocolat.  Pour les enfants, quelle joie de pouvoir se «bourrer la face» dans le chocolat, que ce soit celui de cette année ou celui de l’an passé qui n’avait pas été mangé et que l’on converti en fondue.  Bref, que de belles traditions!

Mais au départ, est-ce qu’on se rappelle de ce qu’étais Pâques?  Il ne s’agit pas ici, croyez-moi, de tomber dans les «bondieuseries» (j’ai encore en tête la messe du vendredi saint d’une durée de 6 heures, preuve que finalement j’avais quand même un tout petit mauvais souvenir de Pâques).  Mais peu importe notre religion, l’histoire d’un gars qui est mort et qui ressuscite, avouez que c’est toute une histoire et j’ai décidé d’en faire mon défi de la semaine.

Tout le monde a dans ses contacts, que ce soit un membre de la famille, un ami ou un collègue de travail, une personne qu’on croyait fini et qui est ressuscité.   C’est une façon de parler bien entendu, mais vous savez ce que je veux dire.  Quelqu’un qui part de loin.  Une personne à qui on donnait très peu de chance de s’en tirer suite à une épreuve mais qui nous a grandement surpris et qui, in extremis, est parvenue à remonter la pente.  Cela peut être suite à un crash financier ou à la perte d’un être chers.  Cela peut également être quelqu’un qui a due retourner aux études pour changer complètement de branche après la perte d’un emploi.  Une personne que vous connaissez vient peut-être de compléter une longue réadaptation suite à un accident.  Vous comprenez le principe?  N’importe qui dans votre entourage qui s’est relevé d’une épreuve alors que tout le monde le comptait pour mort.

Récompense au chocolatDonc votre défi cette semaine consistera à vous rendre dans une chocolaterie artisanale ou une pâtisserie locale (développement durable oblige) et à acheter une toute petite gâterie.  Cela peut être simplement 4 petits chocolats ou une petite pâtisserie dans un contenant que vous allez appeler, LE CADEAU DU SURVIVANT.  Et vous allez joindre à cette petite boîte une carte où vous lui expliquerez pourquoi vous lui offrez ce cadeau.  Surmonter une épreuve n’est pas une mince affaire et la récompense est une étape cruciale dans le processus.  Je recommande aux gens de se récompenser eux-mêmes, mais peu ont le réflexe de le faire.  C’est là où vous pouvez intervenir en offrant à un survivant, à un battant, un petit quelque chose qu’il mérite bien.

Je vous ai également précisé que le présent devait être acheté dans une chocolaterie artisanale ou une pâtisserie locale.  Ce n’est pas obligatoire bien entendu, mais il est tellement bénéfique pour notre économie locale de donner quelques dollars à ces artisans qui travaillent jour et nuit pour nous offrir des produits de qualité.  Je vous donne quelques adresses où vous trouverez plein de bonnes choses.  Bonne semaine et joyeuse Pâques !

Choco-là, 64 rue Wellington nord, Sherbrooke, 819-822-1771

Chocolaterie artisanale La Truffinoise, 6002 chemin de St-Élie, Sherbrooke, 819-348-1414.

Pâtisserie Duquette, 85 12e avenue sud, Sherbrooke, 819-564-7075

Pâtisserie Liégeoise, 2291 rue King ouest, Sherbrooke, 819-569-3243

La Brioche Pralinée, 139 rue Frontenac, Shebrooke, 819-569-9999